Bâtiment industriel écologique

La solive OPEN JOIST TRIFORCEMC est fabriquée dans le plus grand bâtiment industriel en bois lamellé-collé dans l’est du Canada.

La nouvelle usine de GDTM est non seulement le plus grand bâtiment industriel construit en bois récupéré lamellé-collé dans l’est du pays, c’est aussi un exemple spectaculaire de mise en application de plusieurs principes de développement durable et de protection de l’environnement.

1. Le bois, un choix écologique

Le bois est un choix écologique à prioriser pour améliorer la performance environnementale du bâtiment, car il permet une réduction significative de la consommation d’énergie, de l’utilisation des ressources, de la pollution et de l’empreinte écologique en général.

2. Le bois lamellé-collé

Les colonnes et poutres en bois de cette bâtisse sont constituées de petits morceaux de bois jointés et collés. Leur procédé de fabrication est unique, car le bois provient de la portion inutilisée (tête) d’épinettes noires provenant d’une forêt québécoise parvenue à maturité. Ce procédé est 4 fois moins énergivore que celui du béton et 60 fois moins énergivore que celui de l’acier.

La portion inutilisée de l’arbre permet une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) : en se décomposant, ce bois inutilisé relâcherait une partie du CO2 que l’arbre a emmagasiné alors que si on le transforme, ce CO2 est emprisonné à l’intérieur des poutres.

Ce bâtiment a permis le stockage de 925 tonnes de GES, l’équivalent de ce que produisent annuellement 185 Canadiens.

3. Murs solaires

Pour maintenir une qualité d’air optimale pour l’usine, il est important de changer l’air plusieurs fois par jour. Par temps froid, cet air provenant de l’extérieur doit être réchauffé avant de circuler dans l’usine et cela requiert beaucoup d’énergie.

Les murs solaires perforés de milliers de trous laissent passer l’air réchauffé par le soleil derrière la paroi foncée. L’air ainsi réchauffé est ensuite récupéré par des ventilateurs. Selon la saison et le degré d’ensoleillement, l’air gagne quelques degrés, ce qui représente une économie d’énergie considérable.

4. Protection de la ressource hydrique

Un suivi annuel de plusieurs paramètres physico-chimiques de l’eau souterraine est effectué dans 7 puits afin d’évaluer précisément la qualité de l’eau de la nappe phréatique. Toutes les activités susceptibles d’avoir un impact sur la qualité de l’eau souterraine du puits nº 13 ont été placées à l’extérieur de la zone de recharge de puits, favorisant une protection accrue de la qualité de l’eau. Sept sondes de suivi continu de la qualité de l’eau sont reliées par ondes radio à un système de traitement des données qui avertit immédiatement en cas de variations inhabituelles de la qualité de l’eau.

Toujours dans une optique de protection de l’environnement, GDTM a choisi de mettre en place, pour l’aire de stationnement des camions, un système de collecte et de traitement des eaux qui pourraient être souillées par des hydrocarbures. Peu d’entreprises sont allées aussi loin dans la protection de l’environnement au Québec.

5. Efficacité énergétique de l’isolation

Les 440 panneaux préfabriqués qui constituent le mur extérieur ont une finition identique des 2 côtés et comportent une mousse isolante de type 1 ayant une valeur isolante élevée (R21).

Ces panneaux ont été installés sur toute la surface extérieure des murs jusqu’à 6 po (150 mm) du sol, de façon à recouvrir toute la partie visible du béton. Cette façon d’isoler améliore significativement la performance énergétique du bâtiment.

6. Protection de la biodiversité

La région de Trois-Rivières est une zone où la construction domiciliaire et industrielle peut avoir un impact sur la diversité biologique de la flore. Ainsi, afin de garantir que la biodiversité ne soit pas affectée par la construction de la nouvelle usine, une étude floristique a été faite sur le terrain convoité.

Deux espèces végétales préoccupantes ont été identifiées, le Jonc de Greene et l’Aster à feuilles de linéaire. Ces espèces n’ont pas de statut particulier, mais sont susceptibles d’être désignées comme menacées ou vulnérables par le gouvernement du Québec. GDTM a donc pris des mesures particulières pour réduire les impacts sur ces deux espèces.

De plus, avant la construction de la nouvelle usine, la flore arboricole était constituée en grande partie de Pin gris mêlé d’essences forestières nobles de Chêne, de Pin blanc et d’érable. Un choix des plants les plus vigoureux a été fait afin de permettre leur transplantation sur le terrain de l’usine. Près de 100 arbres ont ainsi été transplantés sur le terrain de l’usine préservant ainsi ces arbres majestueux.